L’Ascalaphe soufré, nouvelle espèce pour le Nord Loir-et-Cher

Publié le 13/06/2019 Vu 1281 fois

Deuxième espèce d’ascalaphe !


Le 22 mai 2019, Patrick Trécul, naturaliste confirmé mais aussi guide nature et photographe, réalisait un stage photo dans le Perche. C’est lors de cette journée, avec ses 4 stagiaires Philippe Vigneron, Didier Delavaud, Christian Grouas et Jean-Jacques Gelin, qu’ils ont eu la chance d’observer l’Ascalaphe soufré (Libelloides coccajus) à Thoré-la-Rochette. Une belle surprise pour ce groupe de naturalistes !

Jusqu’à aujourd’hui, cette espèce n’avait été observée qu’une seule fois dans le département, en 2007, sur la réserve de Grand-Pierre et Vitain.

En Loir-et-Cher, l’espèce est en limite de répartition. Cette insecte, souvent qualifié de mi-papillon et mi-libellule est difficilement observable (vol rapide, discrétion,…). Il fréquente les milieux ouverts avec de nombreuses graminées, essentiellement sur les zones bien exposés. Il appartient à l’ordre des Névroptères.

Les œufs, pondus à la base des végétaux, donnent des larves qui vivent dans les herbes basses ou sous différents supports. Ces larves sont de grandes prédatrices et vivent 2 ans. Une fois adulte, les ascalaphes se nourrissent essentiellement de Diptères (les mouches) qu’ils attrapent en vol.

A présent seule l’Ascalaphe ambré (Libelloides longicornis) était connu sur le département, espèce volant plus tardivement dans la saison. Pour différencier les deux espèces, il faut notamment regarder la présence ou l’absence de taches noires en forme de croissant sur le bout des ailes postérieures (présente chez L. longicornis) ainsi que la forme de la tache noire à la base de l’aile postérieur.

Il conviendra dans les semaines à venir, voir l’année prochaine, d’éclaircir cette observation pour essayer de mieux comprendre cette découverte (était-ce un individu en recherche de nouveau territoire ? une petite population existe-t-elle sur le site ou à proximité ?...) Beaucoup de question et peu de réponses pour le moment…A nous, naturaliste d’éclaircir cette belle découverte.

A ce jour, la saisie des Névroptères n’est pas possible sur Obs41. Je vous invite donc, dans le cas d’observation de ces espèces (ou d’autres groupes non disponible à la saisie), à utiliser la page « contact du site » pour nous transmettre de telles observations. Le fait d’avoir des observations sur de nouveaux groupes taxonomiques nous permettra par la suite de mettre à disposition de nouveaux observatoires.

Auteur : Florian LAURENCEAU - PN